C’est en 1939, le 15 mars plus précisément que Pierre Montet met au jour la tombe du pharaon Sheshonq II dans la nécropole royale de Tanis. Son sarcophage fut retrouvé dans l'antichambre du tombeau de Psousennès Ier. Les pillages faisant rage pendant cette période, il est probable qu'il ait été déménagé de sa tombe initiale se trouvant un peu plus au nord-est.
Au moment de sa découverte, le sarcophage en argent massif de Sheshonq II présentait, des traces de pillage, ou probablement qu'au cours du déplacement de sa dépouille un incident les provoqua.

Lors de l’enterrement du roi, un mobilier très modeste l’accompagna ainsi que de nombreux ouchebti et quatre vases canopes en albâtre contenant quatre petits sarcophages en argent ayant contenu les viscères momifiés du roi. Le trésor qui l'accompagnait se révélera être constitué de 20 kg de bijoux en or ! Pectorals, bracelets, bagues, … La tombe devait certainement contenir un viatique plus riche au moment de l’inhumation. Malheureusement, l'humidité a détruit presque tout ce qui n'était ni métal ni os.

Son sarcophage fait d'une plaque d'argent massif modelée en sarcophage anthropomorphe est un chef-d'œuvre de l'orfèvrerie de la XXIIe dynastie. Ce sarcophage contenait un autre sarcophage hiéracocéphale long de 1,90 mètres, constitué d'un cartonnage lamé de feuilles d'or, créant un motif de plumes et laissant de larges bandes d'inscriptions hiéroglyphiques donnant le protocole du roi : "Héqakheperrê Chéchanq-aimé d’Amon".

La momie était couverte d'amulettes précieuses et d'autres bijoux dont certains sont au nom de Sheshonq Ier, aïeul de Sheshonq II. Elle portait également sept magnifiques bracelets, trois au bras droit, quatre au bras gauche. Sa tête était protégée par un masque funéraire constitué du visage en or massif du roi, encadré d'une perruque, faite d'une résille et de perles tubulaires d'or, qui malheureusement avait pourri à cause de l'humidité.
Cependant ni les sarcophages, ni le masque funéraire recouvrant la momie du roi ne portaient les insignes classiques de la royauté, tels que le némès ou l'uræus, alors que les mains figurées sur les sarcophages tenaient les insignes de la royauté ; les sceptres heka (la crosse) et nekhekh (le fouet).
Une analyse sur sa momie a révélé que de l'eau était entrée dans le cercueil qui était cassé aux pieds, car les os des jambes de la momie étaient recouverts de minuscules radicelles. L'examen a révélé que le cerveau avait été retiré du crâne et que le toit du nez avait probablement été brisé à cet effet. Il ressort que la cause du décès de Sheshonq II vers l'âge de cinquante ans était probablement due à une blessure à la tête entrainant une septicémie.