Les femmes célèbres

 Les femmes célèbres

 

Les premiers grecs qui visitèrent l’Egypte furent choqués par l’autonomie accordée aux femmes.Des égyptiennes occupèrent les plus hautes fonction de l’état. La femme et l’homme etaient égaux en droit et en fait. Cette égalité entre homme et femme s’imposa d’emblée comme une valeur fondamentale de la société pharaonique. Les femmes égyptiennes bénéficièrent de conditions de vie bien supérieures à celles que connaissent, de nos jours, des millions de femmes. Impossible, en effet, d’imaginer une femme pape, grand rabbin ou recteur d’une mosquée, alors que bons nombres d’égyptiennes occupèrent le sommet de hiérarchies sacerdotales, médecin ou de pouvoir.

 

HETEP-HERES

Fauteuil en bois trouvé dans le tombeau d'Hétep-Hérès-Musée du Caire Hétep-Hérès est une Reine d'Égypte de la IVe dynastie. Elle est la fille du Roi Houni, malgré le fait qu'elle ne semble jamais avoir eu le titre de "Fille du Roi". Elle épouse son demi-frère le Roi Snefrou et donne ainsi légitimité à son accession au trône. Hétep-Hérès  aura un fils avec Snéfrou, Khoufou (ou Khéops, 2551-2528) qui succédera à son père.

La titulature de la grande dame nous renseigne sur ses taches rituelles : Mère de roi de Haute et de Basse-Egypte, compagne d’ Horus supérieure des bouchers de la demeure de l’acacia, pour laquelle est accompli tout se qu’elle formule, fille du dieu, de son corps, Hétep-Hérès. La demeure de l’acacia est liée au mystère de la résurrection, auquel furent associées toutes les reines.Coffret à bracelets d'Hétèp-Hérès-Musée du Caire

 Hétep-Hérès est surtout connu par la découverte de sa tombe inviolée, dirigée par l'équipe Américaine de George Andrew Reisner en février 1925 sur le plateau de Guizèh.

A 25m sous la surface du dol, se trouvait donc une sépulture secrète à laquelle nul pillard n’avait eu accès. La présence d’un sarcophage laissa espérer la découverte d’une momie, mais se dernier était vide. La tombe contenait une multitude d’objets les uns plus beau que les autres : de la vaisselle d’or, des fauteuils plaqués d’or, un lit et son chevet, des colliers, des coffres, des vases en cuivre et en pierre, des bracelets en argents incruster de pierre précieuses et bien d’autres trésors. La pièce la plus extraordinaire est sans doute la chaise à porteurs retrouvée en pièces détachées. Se trésor témoigne à lui seul, du raffinement de la cour de Snéfrou et de Khéops.

Les raisons de la disparition de sa momie sont encore aujourd'hui débattues. Il semble que ce soit une cachette qui est servie à sauver ce qui n'avait pas été pillé dans la tombe. La reine aurait été enterrée à l'origine dans un autre site. Parce que le site originel a été pillé et détruit, la momie et le reste du contenu auraient été transférés plus tard à la pyramide et le sarcophage aurait été scellé, pour cacher les preuves de l'absence de corps, par les membres de sa famille.

               
 
 
 

NITOCRIS

Représentation imagée de la reine Nitocris Ala mort du pharaon Pépi II, son successeur Mérenrê II régna à peine une année, c’est alors qu’entre en scène Nitocris, la première femme officiellement considérée comme pharaon. Son nom figure dans une liste royale composée par les Egyptiens eux-mêmes. Elle est la première femme à porter de manière formelle le titre de « roi de haute et basse Égypte ».

Nicotris monta sur le trône vers 2184 av J-C Elle règne, seule a la fin de la dynastie, après la mort de son époux MérenrêII. Elle gouverne à Memphis au cours d’une époque très troublée ou le pouvoir central est affaibli, au milieu des complots et des querelles de successions.

Elle régna deux ans, un mois et un jour. Malheureusement aucun document archéologique à son nom ne nous est parvenu.

Le règne de Nicotris fut le dernier de l’ancien empire, l’âge d’or de l’Égypte ancienne. Parmi l’histoire des dynasties rédigée par des auteurs de l’antiquité, il subsiste un fragment conservé dans un texte d’Eusèbe qui parle en ses termes du pharaon Nicotris :Sarcophage de Nitocris-Musée du Caire

« une femme Nicotris régna, elle avait plus de courage que les hommes de son époque et elle était la plus belle de toutes les femmes, elle, blonde aux joues roses »

La beauté de Nicotris fait songer aux titres que portaient les reines de l’ancien empire «  grande d’amour, au beau visage, ravissante, souveraine de charme, qui satisfait la divinité grâce à sa beauté » Il s’agit donc d’une beauté rituelle et d’un charme consubstantiel à la fonction de reine d’Égypte et à celle de reine pharaon.

Nitocris est donc peu connue et est entourée de légende. D'après l'une d'elle, elle aurait vengé son mari Mérenrê en noyant ses meurtriers dans une salle souterraine après un magnifique banquet auquel ils étaient invités, avant de se suicider elle-même en se précipitant dans une chambre pleine de cendres où elle étouffa, pour échapper à la vengeance des amis des assassins.

 

                                      
SOBEK-NEFEROU

Buste de Sobek-Néférou-Musée du Louvre  Le moyen empire s’achève avec le règne d’une femme Sobek-Néférou qui régna de 1790 à 1785 av J-C. Sa présence historique est confirmée par de nombreux titres royaux et plusieurs monuments.

La durée exacte de son règne est inconnue, cinq ans pour les uns, trois ans, dix mois et vingt quatre jours pour les autres. Elle était peut-être la fille d’Amenemhat III et la sœur ou l’épouse d’Amenemhat IV son successeur. Sa venue au pouvoir ne précède aucun état de crise, elle fut intronisée pharaon et Horus féminin légitime et reconnu comme tel.

Il ne reste d’elle qu’une statue imposante en grès rouge ou seul subsiste le torse ; la tête, les bras et les jambes ont disparu. Cette œuvre identifiable grâce au cartouche à son non écrit enhiéroglyphe sur la ceinture.

Son nom fut également gravé sur un temple d’Hérakléopolis, sur le temple funéraire d’Amenemhat III et sur d’autres statues la représentant et provenant du delta. Son règne s’achève avec l’invasion des Hyksos vers 1785 av J-C. L'armée de Sobek-Néférou ne parvint pas à les repousser, ils finirent par s’installer dans le Nord du pays et contrôlèrent Memphis. Nous ignorons comment se déroulèrent les derniers jours du règne de Sobek-Néférou, Horus femelle, elle fut un authentique pharaon, considérée comme tel par les anciennes listes royales.

 

                                                                                    

  

TETISHERI

Statuette de pierre de Tétishéri-Musée du Caire Tétishéri) est une Reine de Thèbes de la XVIIe dynastie. Elle est la fille de Tienna (ou Tjenna) et Néfrou (ou Neferu) quiStèle représentant la reine Tétishéri-Musée Egyptien du Caire  n'était pas titulaire d'élite héréditaire. Elle est choisie en dépit de sa non descendance royale par le Roi Senakhtenrê (ou Taâ I, 1559-1558) qui en fait sa Grande Epouse Royale. Elle est la mère ou la grand-mère de Kamosé (1553-1549) et la grand-mère d’Ahmosis, 1549-1525, le fondateur de la XVIIIe dynastie, qui libérèrent le pays des Hyksôs. Elle est également la mère de Iâh-Hotep. Les détails de la vie de Tétishery sont assez mal connus et la plupart des conclusions avancées par les spécialistes sont de l'ordre de la spéculation ou du peu que l'on a pu tirer de la stèle monumentale d'Abydos érigée à son nom.

Tétishery vécu environ soixante-dix ans, jusque sous le règne de son petit-fils, auquel elle est associée sur une stèle où l'on voit Ahmosis faire des offrandes à la Reine. Senakhtenrê va accorder à Tétishery beaucoup de privilèges comme jamais précédemment il a été donné à une Reine. Elle est reconnue par décret pour ses services rendus à l'Égypte pendant la période de trouble que traversa le pays lors de la reconquête contre les Hyksôs. En effet, elle a joué un rôle important dans le maintien de l'ordre à la cour de Thèbes.

Ahmosis lui offrit une tombe prestigieuse, découverte en 1902, ainsi qu'une chapelle cénotaphe à Abydos au milieu de son propre complexe funéraire. Cette structure en briques contenait une stèle monumentale détaillant le dévouement d'Ahmosis pour Tétishery. Aucun tombeau à Thèbes ne lui a encore été identifié d'une manière concluante.

 

IAH-HOTEP
 

Pendant plus de deux siècles, de 1785 à 1570 av.j.-c, les hyksos occupèrent le nord de l’Egypte. Les égyptologues baptisèrent cette époque «deuxième période intermédiaire ».les hyksos furent des barbares cruels et destructeur. Ils se plièrent au mode de vie égyptien, avec l‘espoir de s’imposer à la longue. Quoi qu’il en soit ils ne devinrent pas populaires.

Sarcophage de Iâh-Hotep-Musée du Louvre   Peu avant 1570 ; la situation se modifia. Une femme exceptionnelle, Iâh_Hotep, ne toléra plus cette mainmise étrangère qui ruinait l’Egypte et décida de tout mettre en œuvre pour la libérer.

Fille du roi Taâ Ier et de la reine Tétishéri qui fut peut être la première à prôner la reconquête, Iâh_Hotep porta un nom significatif : la reine annonce son programme politique : d’abord la guerre (Iâh), ensuite la paix (Hotep).

Iâh-Hotep est une thébaine. Thèbes, petite cité du sud de l’Egypte, fédère les résistants ; et c’est le mari de la reine, le roi Séqenenrê, qui prend la tête de l’armée de libération et se lance à l’attaque des Hyksos.

Nous ne connaissons ni le nombre de soldats engagés dans l’action, ni les épisodes du conflit ; mais il se termina par la mort de Séqenenrê.

Iâh_Hotep est veuve. Mais il lui reste deus fils, Kamosis et Ahmosis. La reine insuffla à Kamosis la volonté de suivre l’œuvre de son père et de continuer la guerre.

Kamosis remporta plusieurs victoires, mais ne parvint pas à s’emparer de la capitale fortifiée des Hyksos, Avaris.

Lorsque Kamosis disparut de la scène, le deuxième fils d’Iâh-Hotep n’était âgé que d’une dizaine d’années. La reine assuma donc la charge du pouvoir sur un territoire de plus en plus vaste, sans perdre de vue le but final : la libération totale de l’Egypte.

Dès qu’il fut en âge de commander et de combattre, Ahmosis repartit pour le nord, avec la ferme intention de s’emparer d’Avaris et d’expulser définitivement les Hyksos hors d’Egypte.Collier d'Iâh-Hotep orné de trois mouches d'or-Musée du Caire

On imagine la joie d’Iâh-Hotep lorsqu’elle apprit la chute d’Avaris. Son mari était mort au combat, son fils aîné Kamosis avait rendu l’âme avant la victoire finale, son deuxième fils ; Ahmosis venait de libérer l’Egypte et de réunifier les deux Terres. Il devint le premier pharaon d’une nouvelle dynastie, la dix-huitième.

Jusqu’alors, la grande ville de l’Egypte des pharaons était Memphis ; implantée à la jonction du delta et de la vallée du Nil. Capitale fondée par l’illustre Djeser, Memphis n’avait pas de rivale. Sous l’impulsion d’Iâh-Hotep, Thèbes devint la capitale d’une Egypte libre, de nouveau maîtresse de son destin.

Femme énergique et vigoureuse, Iâh-Hotep mourut octogénaire vénérée par la cour comme par le peuple. Son fils Ahmosis, présida aux cérémoniesfunéraires ; la reine fut inhumée dans un tombeau de Dra Abou el-Naga, un secteur de la nécropole de Thèbe.

 
      
 
 AHMES-NEFERTARI

 

 

Ahmès-Néfertari-Musée du Louvre Souveraine des deux terres, Ames-Néfertari fut elle aussi une sorte de pharaon, elle survécut à son mari le pharaon AhmosisAhmès-Néfertari-plâtre peint de la tombe de Nebamun et Ipuki-Kestner Museum-Hanovre  qui régna de 1570 à 1546 av J-C. Elle fût associée à tous les actes majeurs de son règne et fût régente du royaume pendant l’enfance d’Aménophis I et mourût âgée après le couronnement et le début du règne de Thoutmosis I vers 1518 av J-C. Avec elle, nous sommes en présence de l’une des reines extraordinaires dont l’Égypte avait le secret.

Etait-elle issue d'un milieu modeste, comme tendrait à le prouver une inscription? Rien d'impossible, car la fortune et la "noblesse" n'étaient pas en Egypte ancienne, des critères impérieux pour choisir une reine.Ahmès-Néfertari naquit probablement à Thèbes et y fut élevée.

Comme certain nombre de reines, elle exerça le pouvoir pendant plusieurs années, alors qu'Amenhotep Ier, le premier des pharaons incluant dans son nom celui d'Amon, était encore trop jeune pour assumer sa tâche.Ahmès-Nefertari fut l’auteur d’innovation remarquable dont les conséquences seront encore perceptibles plusieurs siècles après sa disparition.

Ahmosis éprouvait une vive admiration pour sa grand mère Tétishéri, il souhaita que sa mémoire fût dignement honorée et recommanda à sa grande épouse Ahmès-Nefertari d'y veiller. Le couple royal voua un culte à Tétishéri et en proclamant l'importance, parce qu'il la considérait comme l'ancêtre d'une nouvelle dynastie qui devait redonner à l'Egypte sa splendeur passée.

La mort de la grande reine, au milieu du règne de Thoutmosis Ier, vers 1524 av. J-C., fût un événement considérable. Elle avait tant marqué son temps et les esprits que son souvenir ne s'effaça pas. Environ soixante-dix scarabées à son nom, des stèles amovibles sur lesquelles elle est représentée, des statuettes à son effigie, des quantités d'objets rituels comme les sistres qui lui sont dédiés, ainsi qu'une cinquantaine de peintures dans les tombes thébaines...cette accumulation de témoignages prouve l'existence d'un véritable culte en l'honneur d'Ahmès-Néfertari.Momie d'Ahmès-Néfertari

Ahmès-Néfertari fut considérée comme la sainte patronne de la nécropole thébaine et bénéficia, pendant plusieurs décennies, d'une grande popularité. Cette ferveur étant dû à sa préoccupation de l'entretient des tombeaux et qu'elle eu l'idée, concrétisée par Thoutmosis Ier, de crée une confrérie chargée de la construction et de la restauration des demeures d'éternité.

Plusieurs peintures ou statues de la grande reine nous la représente de couleur noire! Ahmès-Néfertari était-elle d'origine nubienne? La découverte de sa momie retirée de son tombeau offrit une certitude: Ahmès-Néfertari était morte âgée et avait la peau blanche. Elle incarne l'idée de la régénération, par lequel passe l'âme pour revivre dans l'au-delâ. Le noir, couleur du dieu Anubis à tête de chacal, chargé de conduire les réssuscités.

Sa momie fut introduite dans un énorme sarcophage et déposé dans une tombe de Thébes-Ouest à Dra Abou El-Neggah, une autre vie commença pour la reine dans l'au-delâ.

                                                                 
                                                         
 
 HATSHEPSOUT

Hatshepsout-Metropolitan museum Hatshepsout est la fille de Thoutmosis I et d’Ahmès, qui ures également un fils Amenemès mort en bas âge. Elle épouse son demi-frère Thoutmosis II mais il meurt à l’âge de vingt cinq ans en l’an 3 de sont règne. Ayant eu deux filles du mariage royal, c’est donc Thoutmosis III fils d’une concubine qui monte sur le trône, mais ce dernier étant trop jeune, c’est sa belle-mère Hatshepsout qui assure la régence. 

Dés l’an 2, elle se fait couronner roi et pour légitimer son pouvoir, elle se déclare fille du dieu Amon lui-même et de la reine Ahmès. Elle adopte les attributs royaux, essentiellement masculin comme la barbe postiche, le pagne et les couronnes de haute et basse Égypte et conserve l’intégralité de la titulature pharaonique.

Elle règne pendant vingt-deux ans et son successeur monte officiellement sir le trône qu’après sa mort. On connaît mal les tenants et les aboutissants de ce règne quelque peu insolite. Ont cru que Thoutmosis III avait été écarté du gouvernement du pays, mais il n’y eu ni révolution, ni purge, ni guerre civile, ni usurpation de pouvoir royal…. Seulement une femme reconnue comme pharaon et capable d’exercer la fonction d’un souverain.

En l’an 12, l’an 16, l’an 20, on voit Hatshepsout et Thoutmosis III ensemble chacun se présentant comme pharaon. A l’ombre d’Hatshepsout il apprend son métier de roi. Ce système à double pouvoir était répandu dans l’ancienne Égypte. Hatshepsout aux affaires commerciales et administratives et Thoutmosis III aux affaires militaires.

Le règne d’Hatshepsout fut des plus pacifiques, sa politique extérieure se résuma à charmer, par le verbe et par le rite ses adversaires potentiels.

Hatshepsout apparaît pour la dernière fois dans les documents officiels en l'an 20, puis disparaît. Elle laisse Thoutmosis III seul Roi d'Égypte autour de l’an 22. La date exacte de la mort d'Hatshepsout n'étant pas connue on considère qu'elle survient le jour où Thoutmosis III devient Roi d'Égypte.

Elle laisse de son union avec Thoutmosis II, une petite fille nommée Neferourê.

La momie de la reine est restée introuvable à ce jour.

Hatshepsout ne fut-elle pas le modèle de la reine de Saba ? Beauté, intelligence, sagesse, charme, pouvoirs magiques. L’envoûtante reine de Saba fut peut-être le dernier rêve d’Hatshepsout.

 
 
 
TIYI

Statuette de Tiyi-Musée du CaireCette jeune femme n’appartenait pas à la famille royale, mais était d’origine provinciale, elle naquit à Akhim en moyenne Égypte vers l’an 1400  avant j.c. Elle fut la grande épouse du pharaon Aménophis III. A l’occasion de son mariage, il fut envoyé dans toute l’Égypte et à l’étranger des scarabées de faïence de dix centimètres pour annoncer le règne du nouveau couple royal.

La reine Tiyi fut associée à tous les événements marquants du règne et présida à la haute et à la basse Égypte comme le prouve de nombreux actes officiels.

Elle joua un rôle important dans le gouvernement du royaume et la mort d’Aménophis III fut une terrible épreuve qui la laissa seule à la tête de l’état. Tiyi dut surmonter l’épreuve et régner, elle transmit à ses enfants les secrets de l ‘état. Elle donna 7 enfants au roi : Thoutmosis, Akhenaton, Satamon, Isis, Hénouttaneb nébetâh et Bakhétaton.Tiyi, sculpture en bois-Musée du Caire 

Son fils Aménophis IV (Akhenaton) et Néfertiti furent ses disciples attentifs. Elle mourût en l’an 8 du règne d’Aménophis.

Sa momie fut inhumée dans la vallée des rois, probablement dans la tombe N°55 ou contenait des objets au nom d’Aménophis III et de Tiyi.

Le souvenir de la grande reine fut durable, et la transition entre l’époque lumineuse d’Aménophis III et l’expérience religieuse d'Akhenaton, Tiyi avait marqué son temps d’une empreinte indélébile.

                                                                                                                                                                                  

                                        
                              
 
 NEFERTITI

Statue de Néfertiti-Museum de Berlin  Le nom de Néfertiti signifie  « la belle est venue ». Quelques égyptologues supposent que la reine était d’origine étrangère, mais il n’en est rien. Son nom est bien égyptien et se réfère à sa fonction divine.
Aucun texte ne donnent le nom des parents de la grande épouse royale d'Akhenaton, nous conviendrons qu’elle était une dame de la cour, peut-être la fille d’un grand dignitaire, et rien n’interdit de penser qu'Akhenaton décida d’épouser une très belle jeune femme sans fortune.
Puisque le culte du moment était centré sur le dieu unique Aton, Néfertiti se nommait aussi « parfaite est la perfection d’Aton ». Aucune activité sacrée ne pouvait être accomplie sans la présence de Néfertiti, le roi et la reine adressaient les mêmes prières au dieu Aton, ainsi que les mêmes offrandes.Buste de Néfertiti-Museum de Berlin 
D’ordinaire, pharaon apparaissait seul sur son char, dans la nouvelle capitale d’Amarna, au su et au vu de tous, Akhenaton embrasse tendrement sa belle épouse. Privilège remarquable, la reine pouvait également se déplacer sur son propre char équipé comme celui du roi, d’un arc et de flèches. Encore plus surprenant à bord d’une barque royale, Néfertiti, couronnée, empoigne un adversaire par les cheveux et le frappe de sa massue. Elle symbolise ainsi la victoire de l’ordre sur le chaos. Peut-on admettre que Néfertiti fut d’avantage qu’une reine ?
Le couple eut six filles. Il est bien précisé que chacune est la fille de la grande épouse royale, Néfertiti.
La mort de leur deuxième fille Meket-Aton lézarda le bel édifice que le couple avait construit, Néfertiti fût profondément affectée par cette disparition. Une scène montre Akhenaton et Néfertiti en pleurs devant le lit funéraire.
Nous ignorons la date de la mort de Néfertiti et ses circonstances, elle fût probablement inhumée dans le grand tombeau royal. Les archéologues le trouvèrent pillé et dévasté. La momie de la tombe n°55 de la vallée des rois, est-elle celle de Néfertiti ? Le nom et le visage fût martelé.
Le célèbre buste conservé au musée de Berlin est une petite sculpture haute de 50 cm. Elle fût trouvée à Amarna dans l’atelier du sculpteur Thoutmosis, le 6 décembre 1912 par l’équipe archéologique allemande de Ludwig Borchardt.En admirant ses portraits, comment ne pas être fasciné par sa beauté.

  

ANKHESENAMON

Dans le palais Nord de la cité du soleil vivait un jeune couple, Ankhes-en-pa-Aton, « elle vit pour Aton », (3èmefille d’Akhenaton et de Néfertiti), et le prince Tout-Ankh-Aton, « symbole vivant d’Aton » (fils d'Akhénaton et d'une concubine).Paroi d'un coffret du mobilier funéraire de Toutânkhamon-musée Egyptien de Caire

Les événement se précipitèrent à la mort d’Akhenaton. La jeune Ankkes-en-pa-aton devint garante de la légitimité du trône, et son mari, encore adolescent, fut appelé à devenir Pharaon.

Brusquement il fallut quitter la cité du soleil et retourner à Thèbes. En peu de temps, la capitale d’Akhenaton fut abandonnée et devint une ville morte.

Signe essentiel de cette mutation : le changement de nom du couple royal. Tout-Ankh-Aton devint Tout-Ankh- Amon, Ankhes-en-pa-Aton devint Ankhes-en-Amon, le règne d’Aton etais achevé.

A peine âgée de 9 ans pour Toutankhamon et de 13 ans pour Ankhesenamon, le jeune couple n’eurent pas le temps d’êtres jeunes, il leur fallut régner et assumer les charges du pouvoir.

Ankhesenamon etais d’une grande beauté. Coiffée d’une perruque délicate et compliquée, le serpent uræus au front, les yeux fardés, le visage soigneusement maquiller elle porte des boucles d'oreille, un large collier à plusieurs rangs et une longue robe blanche tombant jusqu’aux sandales. La grande épouse royale etait la séduction même.

Toutankhamon mourut jeune, sans doute avant l’age de 19 ans, après neufs années de règne. Sa veuve fut désemparée. La reine accomplit alors un acte inouï qui pourrait être considéré comme une trahison. Au lieu de choisir comme pharaon l’un des nobles de la cour, elle écrit une lettre au roi des Hittite Souppilouliouma, le suppliant de lui envoyer un de ses fils.

A la cour, les démarches de la jeune reine  ne passa pas inaperçu. Le prince hittite ne franchit jamais la frontière, sans doute fut-il supprimé. L’avertissement était clair et brutal. Aucun Hittite ne monterait sur le trône d’Egypte.

Ankhesenamon épousa le vieux sage Ay qui dirigeait l’administration depuis trois règnes. Nous ignorons ce que devint Ankhesenamon, pour nous, elle demeure la grande magicienne du roi au masque d’or.

  Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us

19 votes. Moyenne 2.68 sur 5.

Commentaires (3)

1. Cheikh Anta Diop 06/09/2012

« une femme Nicotris régna, elle avait plus de courage que les hommes de son époque et elle était la plus belle de toutes les femmes, elle, blonde aux joues roses » je doute sincèrement que Nicotris première des reines égyptienne est été "blonde aux joues roses" En vérité je vous le dit elle devait être bien plus foncer que ça et n'était certainement pas blonde. Nous avons ici un exemple pur et simple de falsification et de contre vers de l'histoire. Rien d'étonnant notre héritage égyptien et africain a été voler, difficile de retrouver la vérité dans tout sa!

2. Hélène 06/05/2012

Bonjour,
Dans "la Cité des Dames ", de Christine de Pisan ( auteur du haut Moyen âge) fait une liste de femmes illustes à la façon de Boccaccio. Elle nomme l'Imperatrice Nicole, Impératrice d’Egypte, des Royaumes d’Arabie, d’Ethyopie et de Meroé (qui ne voulut jamais se marier et qui instora la loi et l’ordre publique dans son royaume). Je n'arrive pas à trouver d'information à son sujet. Le prénom Nicole n'a pas l'air très egyptien, il s'agirait d'une retranscription. Mais qui est l'Impératrice Nicole?

3. Simone 21/12/2010

C'est super bien. j'ai appris plein de choses en lisant ces textes.Bravo gardez ce lien en ligne!

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×