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La joaillerie

Le bijoutier

 

Les anciens égyptiens appréciaient le faste des bijoux. Hommes et femmes en portaient non seulement pour se mettre en valeur, mais également pour exhiber leur richesse et pour se protéger du mal et du danger.

Peinture de nobles dames invitées à un banquet - tombe de  Nakht - XVIIIè dynastie  Assortiment de perles en faïence égyptienne datant entre 2000 et 3000 ans

L’orfèvrerie connaît au fil de l’histoire une évolution sans cesse renouvelée grâce à la maitrise de techniques élaborées. A l’époque prédynastique, les colliers et bracelets les  plus simples sont constitués d’un cordon avec un petit coquillage ou en faïence. Des l’Ancien Empire, grâce aux expéditions dans les mines de Nubie, l’or fait son apparition. Les bijoux de cette période sont d’une grande sobriété. C’est surtout sous le Moyen Empire que les orfèvres rivalisent de finesse et de précision. Ils savent incruster, graver, sertir, dorer, ciseler une variété de métaux et de pierres tels que l’or, l’électrum, l’argent, le cuivre, l’ivoire, le lapis-lazuli, l’agate, le quartz, la cornaline, l’améthyste, l’onyx, le jaspe, la turquoise ou le feldspath. Ils inventent également des couleurs en colorant du verre.

Fabrication de bijoux - Peinture murale de la tombe de Sobekhotep XVIIIe dynastie  Préparation de l'or  

L’or et l’argent sont pesés sous forme d’anneaux par les scribes des temples ou du domaine royal avant d’être livrés aux artisans. Une fois le précieux chargement en leur possession, ils regagnent leur atelier pour y fondre le métal dans un creuset placé sur un foyer. Le feu est constamment activé à l’aide d’un soufflet. Lorsque le métal en fusion arrive à la température voulue, il est verser dans des moules. Une fois retirer des moules, le métal est confier aux artisans qui leur donnerons les formes désirées. Afin de souder deux parties en or, les orfèvres emploient un mélange d’or et d’argent avec parfois un peu de cuivre. Les orfèvres utilisent une perceuse à l’arc pour percer des trous dans les perles. L’objet ce composait de deux parties. La première partie était un morceau droit de roseau ou de bâton de bois avec une pointe de silex pointue à l'extrémité. La deuxième partie était un roseau ou un morceau de bois en forme d'arc.

Relief mural de la tombe de Rekhmirê montrant l'opération de forage  Perceuse à arc et mèches en bronze pour percer des trous trouvée à Deir el-Bahari

Les orfèvres égyptiens créaient des colliers délicats, des diadèmes, des bracelets, des bagues et des pendentifs. Ils les décoraient de plantes, d’animaux et de hiéroglyphes symboliques. Pour les pectoraux et les colliers plus grands, ces artisans ont mis au point un système de cloisonné, en remplissant des cavités d’or pur avec des pierres précieuses.

Pendentif et chaine en or représentant un pharaon _ trésor de Toutankhamon XVIIIè dynastie  Boucles d'oreilles provenant du trésor de Toutankhamon

Diadème royal de Toutankhamon  Ceinture de cauris et de perle de la princesse Sat-hathor XIIè dynastie

Si les orfèvres jouissaient d’un statut social élevé, leur vie n’était ni facile ni agréable pour autant. Nombre d’entre eux perdaient la vue à force de travail d’une précision minutieuse qu’ils exécutaient avec des outils primitifs, à la chaleur étouffante de brasiers de charbon de bois. Leur artisanat était une entreprise familiale, les pères enseignant aux fils à maîtriser les techniques de base pendant leur enfance, afin qu’ils deviennent très rapidement qualifiés pour produire des trésors précieux destinés aux clients riches et puissants.

 

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